Le concept de « self-hosting » est souvent associé au web, où une personne héberge ses propres serveurs pour gérer son site Web. Cela peut offrir un certain niveau d’indépendance et de contrôle par rapport à l’hébergement payant fourni par des fournisseurs tiers comme Google ou Amazon.
Cependant, le « mythe » du self-hosting sans douleur impliquerait que cette approche soit entièrement neutre en termes d’efforts techniques et financiers requis pour gérer un site Web de manière autonome. En réalité, ce n’est pas tout à fait vrai. Le processus peut être difficile pour ceux qui ne sont pas familiers avec le développement web ou la gestion des serveurs. Voici quelques aspects critiques à considérer :
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Gestion technique : gérer les serveurs d’infrastructure nécessite un certain niveau de compétence en informatique et dans ce cas spécifique, une bonne compréhension du système Linux ou Unix sous lequel ces serveurs fonctionnent généralement. Les problèmes techniques peuvent se produire fréquemment, comme des pannes matérielles ou logiciels, nécessitant un apport constant d’attention et de temps pour les résoudre.
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Maintenance : il faut non seulement installer le serveur initial mais aussi s’assurer qu’il reste sécurisé avec mises à jour régulières du système d’exploitation, des applications web servantes (comme Apache ou Nginx) et de leurs modules respectifs. Il peut également être nécessaire d’installer un pare-feu pour protéger contre les attaques malveillantes et une base de données sécurisée si le site Web nécessite de l’accès aux bases de données sur le serveur ou des applications de stockage à distance comme Amazon S3.
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Coûts : bien que l’hébergement en propre puisse représenter un moindre coût à long terme, il peut s’avérer plus cher initialement pour acheter et configurer les serveurs nécessaire. Cela comprend non seulement le matériel (serveurs physiques ou virtuels), mais aussi la bande passante d’Internet requise pour héberger des sites Web actifs sans limitation de trafic, ce qui augmente encore les coûts initiaux.
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Gestion du DNS : l’adresse Internet que le public utilise pour accéder au site doit pointer vers vos serveurs IP et être enregistrée dans un registre DNS comme GoDaddy ou Namecheap, ce qui ajoute une autre couche de complexité technique à gérer.
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Santé des sites : l’hébergement self-hoster présente certains défis spécifiques pour la santé du site web tels que les risques liés au matériel (comme le dysfonctionnement ou la défaillance de serveur), et parfois un temps accru pour déployer des mises à jour majeures.
Par conséquent, bien qu’il soit possible de self-hoster sans douleur, il faut accepter que cela implique une compréhension approfondie du développement web technique, la gestion constante et les coûts opérationnels à long terme. Il peut être plus simple d’opter pour un hébergement payant professionnel qui gère ces aspects sous-jacents pour vous et votre site Web, en échange de paiements périodiques.

